Logo PROpeace simplifié
Accueil > Les partenaires

Les partenaires

UNIVERSITÉ JEAN MONNET

Pr. Jacqueline BAYON et Pr. Robert BELOT

L’Université pluridisciplinaire Jean Monnet, COMUE Lyon (129 000 étudiants, 11500 chercheurs, 34 équipes de recherche dont l’UMR EVS ISTHME A+ laboratoire de PROPEACE) a 3 pôles d’excellence dont le Campus PATRIMOINE, installé dans un MH sur le site Le Corbusier à Firminy. L’Université Jean Monnet bien nommée, a tissé un solide réseau de relations européennes et internationales (coordonnatrice de 2 Erasmus Mundus, 2 EMJMD, de MICS et d’un Module Jean Monnet) et mis en place en 2014 un Pôle International de Formation en Patrimoines et Paysages Culturels et un cluster de formations professionnalisantes originales par la globalité de l’approche, les méthodes appliquées aux problèmes nouveaux et futurs des patrimoines matériels et immatériels de la modernité qui nécessitent des expertises spécifiques en matériaux, usage, valorisation et reconversion. Le patrimoine levier de développement économique et d’aménagement du territoire, impose aux décideurs, la présence d’un conseil averti, dans des contraintes budgétaires et économiques fortes. L’UJM coordonnateur de ProPEACE apporte savoir faire et expérience dans la gestion multiculturelle, multidisciplinaire et européenne de projet (coordination de Masters Erasmus Mundus) et la recherche internationale (projet de coopération avec Brésil, Maroc etc).

Réunie autour des Professeurs Jacqueline Bayon et Robert Belot, l’équipe se compose de professeurs, d’un fort soutien administratif et pédagogique : Thomas Guillobez pour l’ingénierie de projets internationaux et Aurélie Brayet pour l’ingénierie pédagogique et culturelle. L’UJM gère les activités dites « consortium » : action commune centralisée, synthèse (l’Encyclopédie), publication ou guideline sur la formation et le MOOC 3.0 sur le patrimoine européen.

 

ALTERRA – WAGENINGEN

Dr. Roel During

Alterra (U Wageningen) principal centre d’expertise sur l’environnement durable, fondé en 1939, est engagé dans la recherche stratégique et appliquée pour la gestion des politiques à toute échelle territoriale. 14 équipes de recherche, 400 spécialistes, œuvrent sur l’adaptation au changement climatique, la valorisation et durabilité des zones rurales, la préservation de la biodiversité, l’étude et l’aménagement des paysages, la gouvernance, la gestion intégrée de l’eau, les relations entre villes et campagne… Alterra qui coopère avec d’autres centres au sein et en dehors des Pays-Bas : Amsterdam institute for Metropolitan Solutions, Green Cirkels, The Grounds project, Landscape Europe, Dialogue on Water and Climate, Global Water Partnership, World Water Council… Depuis 2000, l’accent est mis sur le patrimoine culturel, lié à l’aménagement du territoire et à la construction de l’identité en étroite collaboration avec la Chaire UNESCO Aménagement du territoire et relié à l’Initiative « Belvedere » du ministère de la Culture Hollandais. Alterra travaille sur la Convention européenne du paysage et se consacre à la planification culturelle européenne, CULTPLAN, ECoC Kosice. Alterra utilise des programmes de TIC (produits ESRI, PostGIS, IDL) et la gestion informatisée.

Roel During représentant d’Alterra dans ProPEACE spécialiste de la question des patrimoines, très sensible à l’approche européenne du fait patrimonial et des paysages culturels, a publié en 2013 « Show me the heritage that symbolizes Europe!». Cet expert pour l’UNESCO (mer de Wadden), développe l’intergénérationnel et la convivialité dans les pratiques d’apprentissage et d’appréhension de l’Europe comme la rencontre entre domaines publics et privés dans l’enseignement supérieur mais aussi dans la gestion des patrimoines (nouveau concept de « reputational governance »). Il a participé à une étude sur les impacts non formels de la Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE) du label UNESCO sur les jeunes entrepreneurs d’Amsterdam.

Alterra en charge de la mise en forme d’une ressource pédagogique autour des approches innovantes en matière de pédagogie, accueillera en janvier 2017 une action de formation pour le personnel et les enseignants.

 

EDINBURGH WORLD HERITAGE

Adam Wilkinson

EWH (35 spécialistes, 12 personnels) a plus de 10 années d’expérience dans la gestion, la protection et la valorisation du site du patrimoine mondial d’Edimbourg comme la réhabilitation du centre-ville à travers des programmes à long terme liés aux œuvres éducatives et sociales, tout en cherchant à influencer les décision de la région et de la ville dans le domaine patrimonial. L’Inter-American Development Bank a présenté leur travail comme exemplaire dans le monde pour la création des conditions d’une revitalisation urbaine réussie (+ de 1000 bâtiments historiques). Tous leurs projets de restauration sont soumis à un contrôle imposant des méthodes de conservation appropriées pour obtenir les résultats les plus efficaces avec un impact minimal sur l’authenticité architecturale et avec l’implication des communautés locales (écoles, personnes âgées et même prisonniers en réinsertion). Pour cela, EWH met en place une démarche qualité avec des normes élevées (efficacité énergétique et durabilité) et des entrepreneurs spécialisés dans la construction traditionnelle. Grâce aux activités d’apprentissage et de sensibilisation qu’ils cultivent, ils ont engagé les jeunes dans des métiers liés à l’industrie de la conservation et ont fourni des conseils aux propriétaires.

EWH est un exemple de bonne pratique de gestion du patrimoine sur le territoire européen : gérer, protéger, renforcer la VUE d’un site du patrimoine mondial et promouvoir son adaptation harmonieuse aux besoins de la vie contemporaine, à travers un programme d’aides financières et de nouvelles pratiques de valorisation tout en associant visiteurs, universitaires, touristes, élus, conservateurs…

Dans ProPEACE, EWH se place dans la complémentarité des partenaires en apportant une compétence pratique mais aussi la connaissance des questions de réhabilitation et de maintien des savoirs faire.

Adam Wilkinson représentant de EWH pour ProPEACE, sera soutenu par Krzysztof Chuchra, International Programme Project Manager pour l’organisation du Workshop à Edimbourg et les aspects administratifs. EWH accueillera en avril 2017 la première session de l’Intensive Program pendant 10 jours.

 

UNIVERSITE SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE

Pr. Xose Santos

L’Université de Saint-Jacques de Compostelle (USC) fondée en 1495 avec 30 000 étudiants par an (une des 9 universités espagnoles du classement de Shanghai) est à l’avant-garde du financement par les entreprises. L’internationalisation est aussi un élément clé de sa stratégie récompensée par deux Campus internationaux d’excellence: Vida et Do Mar. L’USC a 2 bureaux internationaux dotés de 25 spécialistes de la gestion de projets, des échanges d’étudiants, d’enseignants et de la mise en œuvre bilatérale / multilatérale des politiques… L’USC participe activement dans différents projets et réseaux internationaux : plusieurs Erasmus Mundus ECW / Action 2 projets etc…

ProPEACE travaille avec le Centre d’études du tourisme et de la recherche (CETUR) interdisciplinaire, lié à des institutions et organismes de la société civile (Conseil de Santiago de Compostela, Lugo conseil municipal, Chambre de commerce, Association des hôtels et restaurants, Association provinciale de la gestion des Hôtel Lugo). Spécialiste du tourisme, ses champs de compétences croisant les disciplines, le CETUR œuvre pour la compréhension des aspects du tourisme et ses multiples impacts (économiques, sociaux et environnementaux) mais aussi pour la rencontre entre secteur privé et domaine public dans un milieu fort concurrentiel. Il a su aussi rénover l’enseignement supérieur par : la pédagogie -implication (terrain, part laissée aux acteurs…), son internationalisation (40% d’étudiants minimum dans chaque promotion de master, langues…) et la gestion et apprentissage par la transectorialité.

Le CETUR représenté par Xosé Manuel SANTOS-SOLLA (Directeur) apporte une réelle plus-value à ProPEACE associant une compréhension du phénomène touristique (et ses impacts) à la définition du concept européen du patrimoine. L’approche statistique comparative, la constitution d’indicateurs et la connaissance des itinéraires sont des apports majeurs pour la proposition de rénovation conceptuelle et de modernisation de l’approche pédagogique.

L’USC sera ainsi en charge de l’accueil de la dernière session de l’Intensive Program et devra faire participer chaque année 6 de ses étudiants au programme.

 

UNIVERSITÉ BABES-BOLYAI

Radu Albu Comanescu

Fondée en 1581, Babeş-Bolyai de Cluj-Napoca (52 000 étudiants, 21 facultés et 18 collèges), plus grande université de Roumanie, plurilingue (roumain, hongrois, allemand et anglais) et multiculturelle, cultive cette interculturalité. La Faculté d`Études Européennes créée en 1994 (avec soutien du Conseil de l’Europe) délivre des licences en relations internationales et études européennes, management européen et a le plus haut degré d’internationalisation de l’université de Cluj, avec plus de 60 partenaires sur trois continents. Elle dispose d’une fondation (Idée Européenne pour les Études Européennes) et d’un Institut de Recherches Européennes, présidé par M. Vasile Puşcaş (universitaire et diplomate, ancien ministre de l’Intégration Européenne), think-tank dédié à l’idée et l’identité européennes et elle a reçu En 2014 et 2015, deux Chaires Jean Monnet.

Située à Cluj-Napoca – capitale tri-culturelle de Transylvanie (roumaine, hongroise et allemande) héritant de l’esprit de l’Europe centrale – la Faculté peut faire valoir son expérience naturellement multiculturelle, forgée par l’histoire, où trois cultures se sont influencées réciproquement. La question européenne est donc intrinsèquement dans son histoire. Elle a aussi contribué au débat national sur l’identité et le patrimoine enrichi d’une interprétation transnationale (à l’opposé de l’interprétation nationaliste-communiste) qui attache la terre roumaine à l’Occident. Le patrimoine est devenu le véhicule d’une diplomatie culturelle et de politiques de marketing international, autant d’approches que l’U Bolyai apporte à ProPEACE

L’équipe de l’Université de Babeş-Bolya conduite par Radu Albu-Comanescu, directeur adjoint du Bureau des Études européennes, spécialiste des théories de l’intégration européenne, propose une approche sur les Relations internationales, européennes, sur la diplomatie patrimoniale ainsi qu’une prise en compte des enjeux méthodologiques de son apprentissage.

 

CENTRE UNIVERSITAIRE EUROPEEN DES BIENS CULTURELS

Pr. Ferruccio Ferrigni

Eugénia Apicella

 

Le CUEBC, installé à Ravello, Villa Rufolo, créé en 1983, coopère avec l’UNESCO, l’ICCROM, la Commission européenne, le Conseil de l’Europe et d’autres organisations internationales pour lesquelles il est centre d’excellence scientifique et professionnel pour le patrimoine culturel, sa protection, conservation et valorisation. Il est aussi une référence en Italie pour la formation des personnels de la culture. Association privée légalement reconnue, gérée par un Conseil d’administration, le Centre dispose de 3 employés, 2 chercheurs, un coordonnateur des activités, un responsable des projets européens et un autre des relations externes. Il participe à de nombreux projets de coopérations : MODI-FY – Maintaining Historic Buildings and Objects through Developing and Up-grading Individual Skills of Project Managers: Fostering European Heritage and Culture for Years to come ; DYCLAM EMJMD ; Osservatorio Europeo sul Turismo Culturale ; Mostra GESTART ou encore futureourpast. Depuis son origine, selon l’«Esprit de Ravello », le CUEBC, est pionnier dans l’approche transdisciplinaire et européenne de la gestion des paysages y compris le « petit patrimoine » (architecture vernaculaire, territoires historiques, etc ..). Parmi ses activités institutionnelles, le centre est en charge de la mise en œuvre du plan de gestion du paysage « Côte Amalfitaine » culturel de l’UNESCO. Cette expérience de gestionnaire, impliqué dans la recherche et la transmission des connaissances, fait du CUEBC, un espace exemplaire et indispensable à la mise en place de ProPEACE.

Au sein de l’équipe, Eugénia Apicella, Secrétaire général du CUEBC partagera son expérience de gestion de projets européens et de gestion du site. Ferrucio Ferrigni, expert sur la protection des zones bâties historiques dans les régions sujettes aux risques sismiques et père du concept de la «culture locale du risque» (1987) est directeur scientifique du plan de gestion du paysage culturel de l’UNESCO « Côte amalfitaine ». A travers le CUEBC, ProPEACE dispose d’un cas d’école de bonnes pratiques de gestion locale, nationale, européenne et durable d’un Paysage Culturel labellisé UNESCO. Ce sera le lieu d’un des programmes intensifs. Le « tourisme émotionnel », la prise en compte globale de la multiplicité des patrimoines mais aussi l’approche méthodologique systémique sont les points fort du CUEBC mis en avant dans ProPEACE.

 

UNIVERSITÉ DE TEL AVIV

Pr. Rakefet Sela Sheffy

Pr. Itamar Even Zohar

L’Université de Tel Aviv (TAU) (1957) la plus grande et complète institution d’enseignement supérieur d’Israël est située dans la capitale culturelle, financière et technologique dont elle partage l’esprit inébranlable d’ouverture et d’innovation. TAU est pour le CWUniversity Rankings 56e meilleure université du monde, quatrième d’Israël. Seule université non anglophone dans ce classement, la TAU est la première des universités israéliennes pour le nombre de publications et articles les plus cités dans le monde. La TAU en contact avec les avec les plus grandes universités, offre des programmes aux étudiants des États-Unis, de France, du Brésil, d’Argentine ou du Mexique. L’Unité de Recherche sur les Cultures avec le même esprit d’ouverture et d’échange (12 chercheurs/30 doctorants) étudie des sujets pertinents pour le projet: rôle du patrimoine dans la fabrication de cultures, concurrence sur les capitales symboliques, luttes et négociations d’identités collectives, planification de la mémoire collective et mémoire « activisme », planification culturelle et fabrication d’entités, maintien et évolution de la culture…. En outre, le cas hébreu-israélien met en lumière la façon dont le modèle européen de la reconstruction du patrimoine a été mis en œuvre dans des cultures semi-européennes et périphériques. Il fournit également des exemples de l’utilisation et de la manipulation du patrimoine dans les situations contemporaines de conflit. L’Unité pour la Recherche sur les Cultures bénéficie aussi des avancées technologiques de pointe en informatique (une des meilleures au monde), en nouvelles méthodologies de travail (traduction et interculturalité) et en outils de diffusion et d’enseignement numérique (logiciel, plateforme).

L’équipe israélienne est portée par Rakefet Sela-Sheffy, et Itamar Even-Zohar. Rakefet Sela-Sheffy, Professeur et Directrice du département « Unit of Culture Research », est spécialiste d’interculturalité et du fait linguistique dans les constructions culturelles. Itamar Even-Zohar, professeur émérite actif a des recherches sur la théorie du polysystème, conçu pour faire face à la dynamique et à l’hétérogénéité de la culture. Son travail sur le terrain a porté sur les interactions entre les différentes cultures et la fabrication des cultures. Il parle hébreu, anglais, arabe, français, suédois, espagnol, norvégien, danois, italien, russe, allemand, islandais, néerlandais, portugais… La maîtrise des langues atout pour la construction du lexique 2.0 et pour les bonnes relations au sein du programme, est une véritable plus-value, car associée à la méthodologie interculturelle, cela donne à cette équipe, une compétence irremplaçable sur l’interculturalité dont elle aura la charge dans le programme.

Partenaire sans équivalent de ProPEACE pour les questions interculturelles, l’Unité de Recherche sur les Cultures, au delà d’un cas pratique UNIQUE de construction nationale à travers une pluralité de cultures et de patrimoines locaux, importés et même hors sol, l’approche méthodologique d’apprentissage des langues, la dynamique de projet entre les langues sont des axes indispensables pour moderniser l’enseignement supériuer européen. La TAU aura la responsabilité de la pratique de l’interview mis en forme sous clips vidéo /POEM.

 

UNIVERSITE DE LAVAL

CHAIRE DE RECHERCHE DU CANADA EN PATRIMOINE ETHNOLOGIQUEont

 

L’Université de Laval (ULAVAL), multidisciplinaire, 1ere université francophone en Amérique, fondée en 1852 (422 programmes d’études, plus de 48 000 étudiants dont 6 600 étrangers) fait partie des 10 plus importantes universités canadiennes en recherche (+ de 300 millions de dollars en fonds de recherche et coopération internationale). L’ULAVAL a une CHAIRE Unesco depuis 2000, en patrimoine culturel avec quatre axes: Métiers et savoir-faire traditionnels, Journalisme et patrimoine, Coopération et partenariats, Sensibilisation de la population et diffusion de la recherche scientifique. Laval a aussi une Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique (fondamentale + appliquée). La recherche fondamentale porte sur l’étude des processus dynamiques de construction du patrimoine, avec une attention particulière à la transmission interculturelle. La recherche appliquée vise la mise en valeur, la transmission et la diffusion du patrimoine immatériel des francophones en Amérique du Nord grâce aux nouvelles technologies de l’information (encyclopédie multimédia du patrimoine culturel de l’Amérique française accessible sur le Web, inventaires du patrimoine, outils pédagogiques, expositions virtuelles en ligne …). La Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique, Laboratoire d’enquête ethnologique et de multimédia (LEEM) poursuit 4 objectifs dont 3 sont des expériences et compétences exploitables et transférables pour ProPEACE:

  1. Théorisation du sens et des enjeux du concept de patrimoine culturel immatériel et développement de la notion de métissage patrimonial pour révéler le caractère dynamique du patrimoine
  2. Développement de la recherche appliquée dans les médiations numériques des patrimoines à l’aide de son Laboratoire d’enquête ethnologique et multimédia (LEEM) qui travaille avec des villes, musées, institutions culturelles et associations. ProPEACE applique un même esprit de synergie avec les territoires européens et une volonté partagée d’utiliser des outils numériques pour l’enseignement mais aussi dans le cadre du développement de productions intellectuelles et de dissémination.

3 Réflexion méthodologique sur le fonctionnement du patrimoine immatériel des francophones d’Amérique du Nord et mécanismes de patrimonialisation à partir de recherches historiques et d’enquêtes ethnologiques Le terrain est une des pistes envisagées par ProPEACE pour recréer du lien entre société et enseignement supérieur.

Laurier Turgeon, directeur du LEEM et professeur titulaire au Département d’histoire de l’Université Laval, a une renommée mondiale grâce à des publications sur les transferts culturels et les patrimoines métissés. Ses recherches abordent, par l’ethnohistoire, les processus d’appropriation de la culture matérielle des sociétés postcoloniales, le caractère dynamique du patrimoine culturel, matériel et immatériel, et les enjeux que représente le métissage du patrimoine ethnologique dans contexte de la mondialisation.

Le LEEM a travaillé sur la médiation du patrimoine à l’aide des nouvelles technologies, par exemple: Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel, Encyclopédie numérique du patrimoine culturel de l’Amérique française, en ligne depuis 2008, exposition virtuelle Manger ensemble!, application mobile Découvrir Québec…

Autant d’exemples et d’expériences dont ProPEACE souhaite s’inspirer pour renouveler les techniques d’apprentissage dans l’enseignement supérieur, mais aussi développer une conscience européenne en intégrant le concept de métissage des patrimoines européens. Fort de son expérience, ULAVAL aura la responsabilité de l’Encyclopédie virtuelle du patrimoine européen avec le soutien technique de l’UJM.

 

STOFNUN ARNA MAGNUSSONAR I ISLENSKUM FRAEDUM SAM

UNIVERSITÉ DE REYKJAVIK

Pr. Gisli Sigurdsson

 

L’Université d’Islande publique (1911) à Reykjavik, plus ancienne et plus grande institution d’enseignement supérieur en Islande (14 000 étudiants, 400 enseignants titulaires, 1 800 non titulaires, et près de 280 chercheurs et membres du personnel administratif, principal employeur d’Islande) dispose de 25 facultés et de plus de 60 instituts de recherche dont le célèbre Institut d’études islandaises Árni Magnússon dépositaire de manuscrits inestimables. Fondé en 1904 il a pour rôle de préserver et d’étudier les manuscrits médiévaux, notamment le Landnámabók (le Livre de la colonisation de l’Islande), l’Íslendingabók (l’Histoire de l’Islande), la Heimskringla et les sagas. Depuis 2006, l’institut a absorbé l’académie de la langue islandaise.

Il se concentre sur des études médiévales et textuelles, la langue islandaise, la technologie de la langue et du folklore. Responsable des manuscrits médiévaux islandais (classés à l’UNECO 2009), ainsi que de grandes collections folkloriques et linguistiques, il développe des recherches sur le folklore, les langues et les traditions et attire étudiants et universitaires du monde entier qui viennent consulter les sources primaires et travailler sur leurs projets de thèse.

Il sera représenté dans ProPEACE par le professeur Gísli Sigur∂sson, dont les travaux portent sur la tradition orale, les contes et le folklore. ProPEACE aborde le rôle de l’oralité en l’appliquant à des études de terrain sur les cultures orales de différentes époques. L’Institut s’interroge sur les questions culturelles, les produits culturels et comment ils ont servi à construire une identité islandaise nationale. Cette question d’identité est cruciale pour ProPEACE car elle suggère qu’avec de plus en plus de conscience européenne et le déclin du nationalisme, les mêmes produits culturels ont été utilisés pour étayer l’idée d’une identité européenne commune. En faisant valoir que les produits culturels de l’intérieur de l’Islande ne sont plus considérés comme des produits singuliers de l’Islande, mais les fruits d’influences, dans un contexte multiculturel européen plus vaste (depuis les 9ème et 10ème siècles), l’apport thématique (construction mythologique des patrimoines européens) et méthodologique, (approche de l’oralité dans l’apprentissage) est essentiel à ProPEACE.

De plus, l’Université d’Islande a une double expérience de création de lexique et linguistique numérique l’une avec The Tin Factory (cours d’Islandais en ligne), l’autre plus récente et directement portée par AMI qui en 2014, a signé une convention avec l’ambassade de France pour créer un dictionnaire franco-islandais online, actuellement réalisé en utilisant le corpus de 50 000 mots figurant dans la base Islex établie par AMI pour des dictionnaires entre langues nordiques, mis à disposition pour une langue non nordique. Le projet est en cours depuis plus d’un an et l’objectif est la publication du dictionnaire début 2018.

 

Fort de son expérience AMI aura la charge de la production intellectuelle O2 : Le lexique 2.0 du patrimoine culturel. Il accueillera aussi une activité de formation pour enseignants en décembre 2018. AMI fera participer 6 de ses étudiants au programme.

 

CAMERA DE COMERT, INDUSTRIE SI AGRICULTURA SIBIU

Anca Muntean

La CCIA de Sibiu à but non lucratif, d’intérêt public, non gouvernementale et apolitique, représente les intérêts économiques locaux et régionaux. La CCIA Sibiu compte environ 500 membres très représentatifs car produisant plus de 80% du produit brut et employant plus de 70% de la population active du comté Sibiu. En 2007 Sibiu, ville roumaine en Transylvanie, est devenue Capitale Européenne de la Culture (CEC), symbole fort et important, car pour la première fois depuis la chute du Mur de Berlin, une ville de l’Europe de l’Est a été choisie pour ce titre. Le choix de faire participer à ProPEACE, la CCIA Sibiu n’est pas un hasard : la CCIA est un acteur fort du développement de cette ville au destin européen. Sa situation géographique, à la confluence de deux cultures, occidentale et orientale, et la composition ethnique de sa population en font une petite Europe. La mission fondamentale de la CCCIA Sibiu est la mise en place et le développement d’un climat d’affaires favorable et compétitif dans une ville à fort potentiel culturel et touristique.

Elle entretient une coopération stratégique avec l’Université Lucian Blaga de Sibiu, pour la formation professionnelle, le transfert de nouvelles technologies universitaires vers les entreprises. Depuis CEC 2007, la valorisation paysagère et culturelle est un des axes importants de développement pour le tourisme et Sibiu a aussi mis en place un programme commun avec la ville de Luxembourg dans le but de créer un véritable axe culturel « Est-Ouest » entre ces deux ’’capitales européennes de la culture’’. Enfin la CCIA Sibiu a une bonne expérience en gestion de projet qu’elle mettra à profit dans ProPEACE autant pour la gestion des travaux prévus que pour la mise en place des pratiques d’enseignement innovantes incluant une adéquation entre université et monde du travail mais aussi la prise de conscience des valeurs culturelles et des patrimoines régionaux dans le contexte du développement durable de l’économie européenne

La représentante de la CCIA Sibiu, Anca-Stefania MUNTEAN ayant géré de nombreux projets de développement dans un cadre multi-ethnique, elle sera un des acteurs des actions autour de l’employabilité des étudiants.