À propos de l’encyclopédie

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L’Encyclopédie virtuelle du patrimoine européen

L’Encyclopédie virtuelle du patrimoine européen poursuit un double objectif. Elle vise d’abord à décrire ce patrimoine européen en mettant à contribution les connaissances les plus récentes et les plus pertinentes. En plus de faire œuvre d’un savoir établi et consacré, l’Encyclopédie se veut un lieu de réflexion et d’exploration sur les manières dont se construit le patrimoine. Elle souhaite donc contribuer aux nouveaux savoirs sur le fonctionnement même du patrimoine.

Le projet est novateur tant par son contenu que par sa forme. Au lieu d’insister sur le caractère permanent du patrimoine, comme on le fait souvent, l’Encyclopédie le présente comme un phénomène dynamique, toujours en construction. Pour ce faire, les auteurs des articles s’arrêtent sur les mécanismes de la mise en patrimoine ou, pour reprendre l’expression désormais consacrée, sur la « patrimonialisation ». Plus qu’une synthèse des connaissances acquises sur les divers sujets traités, l’Encyclopédie a l’ambition de démontrer les rouages et les usages sociaux du patrimoine aujourd’hui. Elle fait appel à des nouveaux modes de diffusion tout aussi dynamiques pour communiquer ce patrimoine vivant. Plutôt que de se limiter au texte écrit, l’Encyclopédie rend compte des principaux éléments de ce patrimoine à l’aide d’un ensemble de documents diversifiés : textuels, visuels, sonores et audio-visuels, et d’un site Web interactif.

La fonction sociale du patrimoine

Le patrimoine est devenu une composante majeure de la vie sociale contemporaine. Des organismes internationaux comme l’UNESCO adoptent des conventions pour mieux gérer le patrimoine mondial[1]. Les gouvernements interviennent de plus en plus dans ce domaine afin d’élaborer des politiques destinées à protéger et à promouvoir le patrimoine. Même les plus petites municipalités veulent aménager des sites ou construire des musées pour raconter les particularités de leur passé, développer le sentiment d’appartenance de leur population, attirer des touristes et faire reconnaître leur existence[2]. Le patrimoine mobilise les pouvoirs publics qui multiplient et diversifient ses expressions à travers l’aménagement de sites, la restauration de bâtiments, l’édification de plaques commémoratives, l’exposition muséale, mais aussi de plus en plus à travers ses manifestations immatérielles tel que les fêtes et les festivals[3]. Le patrimoine semble être partout et en tout. Il est devenu un moyen privilégié de construction des identités. Ce succès n’est pas un hasard. Le patrimoine répond à une demande sociale de racines et de continuité dans un monde de plus en plus caractérisé par la mobilité, les mutations et l’éphémère. Plus encore, il construit de façon vivante et dynamique un sentiment de permanence et d’authenticité.

Contrairement à l’histoire qui privilégie l’archive écrite et le livre, le patrimoine s’appuie sur le site physique, l’objet matériel et la performance pour communiquer le passé. Ainsi, il matérialise la mémoire et la rend directement accessible à la vue, au toucher, à l’ouïe, parfois même à l’odorat et au goût par le biais de pratiques et d’événements divers. Sollicitant les sens et les émotions, plus que la seule raison, les manifestations patrimoniales reconstituent concrètement le passé, le mettent en scène ou en exposition, l’inscrivent dans le présent et, par conséquent, le rendent populaire et vivant. Comme le souligne Dominique Poulot, « c’est en cela que l’histoire paraît «morte» au sens commun et le patrimoine, au contraire, «vivant», grâce aux professions de foi et aux usages commémoratifs qui l’accompagnent »[4]. Le patrimoine possède aussi un fort pouvoir de mobilisation sociale. Au lieu d’enfermer les acteurs sociaux dans l’espace individuel de la lecture, il les réunit autour d’une activité ou d’un lieu chargé de sens, il convoque le désir de vivre ensemble et il revitalise collectivement le groupe. En même temps qu’il donne vie au passé, le patrimoine redonne vie aux personnes qui le pratiquent[5].

La patrimonialisation, ou la construction du patrimoine

C’est pourquoi l’Encyclopédie présente le patrimoine comme une construction, faite et refaite par des acteurs sociaux. Il s’agit de savoir comment un bien, un lieu ou une pratique devient du patrimoine. C’est un défi de taille parce que la patrimonialisation est un processus complexe et changeant, variant dans le temps et en fonction des groupes sociaux. Un site ou un domaine reconnu à une époque peut perdre son statut patrimonial à une autre époque. Par exemple, le patrimoine immatériel (rites, fêtes, festivals, savoir-faire, récits), peu considéré il y a à peine vingt ans, est aujourd’hui de plus en plus valorisé. De même, ce qui est patrimoine pour un groupe ne l’est pas nécessairement pour un autre. Le patrimoine suscite aussi des tensions et des conflits qu’il faut mieux comprendre et mieux maîtriser[6].

Si le patrimoine repose sur l’idée d’origines, de pérennité et d’authenticité, plus encore sur l’idée de transmission et de conservation à l’identique de ces origines, il n’en demeure pas moins qu’il participe à un processus, celui d’une édification qui est par définition dynamique. À vrai dire, les discours et les pratiques du patrimoine se construisent pour faire croire à des identités enracinées dans des lieux et des temps immuables. Or, l’étude des modes de construction du patrimoine démontre qu’il est souvent constitué d’éléments récents, présentés comme étant anciens et intégrés au présent par le processus même de la patrimonialisation. Même les éléments anciens sont réinterprétés et leur sens réactualisé. Par exemple, le simple fait de restaurer un bâtiment ou un objet transforme souvent son apparence selon les canons esthétiques du moment, en faisant une place aussi grande au présent qu’au passé. Ainsi, bien souvent, le patrimoine est une réappropriation et donc une transformation et une expérience présente du passé[7].

Construction du temps, le patrimoine est également une construction sociale et culturelle, voire parfois interculturelle. L’Encyclopédie explore cette dynamique socio-culturelle du patrimoine en prêtant attention aux mutations, aux mélanges et aux médiations. Lorsque l’on reconstitue la biographie des sites ou des objets patrimoniaux, nous constatons qu’ils se transforment au cours de leur longue vie sociale, parfois à la suite d’emprunts faits à d’autres groupes ou à d’autres cultures. La transmission des objets d’une génération à une autre par la pratique successorale, ou encore d’une culture à une autre par l’échange interculturel, suscite des appropriations, des transferts et des métamorphoses tant des objets et des sites que des groupes concernés. Les objets échangés sont intégrés à la culture de réception; ils sont patrimonialisés par le processus de « re contextualisation culturelle » : on leur donne d’autres apparences, on leur attribue de nouveaux sens et usages et on les fait sien. Les objets recontextualisés transforment aussi les personnes qui les manipulent[8]. Loin d’être le reflet pur et authentique d’une culture, les objets échangés à travers le temps portent les marques de plusieurs cultures, de plusieurs périodes, et forment un « patrimoine métissé »[9]. La patrimonialisation procède aussi d’une médiation. Jean Davallon rappelle que l’objet patrimonial se construit dans une relation entre celui qui produit l’objet et celui qui en fait usage, entre celui qui le met en valeur et celui qui le découvre[10]. Plus qu’une chose ou un lieu inerte, le patrimoine exprime une dynamique relationnelle et interactive, entre des personnes et des groupes différents qui s’en servent pour tisser des liens sociaux et affirmer leurs identités culturelles.

Le cas du patrimoine culturel de l’Europe représente un terrain d’observation très riche pour étudier ces phénomènes dans la mesure où leurs patrimoines sont marqués par une histoire commune et par de nombreux emprunts faits par les pays européens entre eux.

Nous gardant bien d’enfermer le patrimoine dans des catégories étanches, nous sommes sensibles aux trois principales formes d’expression du patrimoine, soit le patrimoine naturel (environnemental), le patrimoine matériel (architectural et archéologique), et le patrimoine immatériel (ethnologique), qui représentent les trois grandes catégories de patrimoine définies par l’UNESCO. L’Encyclopédie traite de ces trois formes de patrimoine, en portant une attention particulière au patrimoine immatériel, très abondant et encore peu étudié. Celui-ci comprend les éléments performatifs de la culture, comme les rites, les fêtes, les festivals, les savoir-faire, la mémoire orale, la chanson, la musique et la danse[11].

Une encyclopédie vivante

À l’image du phénomène qu’elle décrit, l’Encyclopédie se veut une entreprise vivante : participative, interactive, en construction.

Elle est participative dans la mesure où la valeur d’usage social est l’élément primordial de sélection des sujets traités. Plutôt que de retenir seulement des critères formels d’ancienneté et d’authenticité, nous tentons d’identifier et de présenter les biens patrimoniaux les plus valorisés par les communautés elles-mêmes. L’Encyclopédie est aussi vivante par le mode de traitement des articles. Le choix d’une encyclopédie électronique en ligne permet d’illustrer les articles à l’aide d’un riche éventail de documents iconographiques, sonores et audio-visuels. Le lecteur peut ainsi lire, mais aussi voir et entendre le patrimoine en action.

Nous souhaitons que l’accès aux articles et au matériel multimédia de l’Encyclopédie favorise la circulation de l’information sur le patrimoine de l’Europe et les réappropriations nombreuses et variées de celui-ci. Nous espérons ainsi construire de nouvelles connaissances et créer une communauté dynamique de chercheurs et d’usagers autour du patrimoine de l’Europe.

Laurier Turgeon

Chaire de recherche du Canada en patrimoine

Université Laval, Québec, Canada

Membre de l’équipe Propeace

The Virtual Encyclopedia of European Heritage

The Virtual Encyclopedia of European Heritage has a two-fold objective. First, it is intended to be a resource for describing European cultural heritage, and to provide a selection of key European heritage sites, objects and practices by drawing upon the most recent and relevant information available. In addition to offering the reader with well-established, specialized knowledge on heritage, the Encyclopedia also intends to become a place where visitors can explore ideas and reflect on the ways in which heritage is created. Thus, it is the hope that this new resource will contribute new concepts and ideas to the very inner workings of heritage itself.

The project is innovative as much from the point of view of its content and as its format. Instead of insisting on the permanent character of heritage, the Encyclopedia presents it as a dynamic phenomenon that is perpetually under construction. To favor this approach, the authors turn their attention to the study of the mechanisms involved in the heritage-building process (heritagization). Much more than just a summary of the knowledge acquired of the various subjects presented, the Encyclopedia endeavors to reveal the inner workings and current social uses of heritage. It makes use of the latest medias, which have all been shown to be dynamic methods for communicating living heritage. Rather than being limited to written media, the Encyclopedia provides an account of the main elements of European cultural heritage by the means of various kinds of written, audio and visual media available on its interactive Web site.

The Social Role of Cultural Heritage

Heritage has become a major component of contemporary social life. International organizations such as UNESCO have adopted conventions intended to better preserve and manage world heritage.[12] Governments intervene with increasing frequency in heritage-related issues, in order to develop policies designed to protect and promote heritage. Even the smallest of municipalities seek to develop sites or build museums to tell the unique story of their past, so as to foster a feeling of belonging among the community’s residents, to attract tourists, and to make their existence known.[13] Heritage compels public officials who strive to multiply and diversify occasions to promote it by developing sites, restoring buildings, erecting commemorative monuments and creating museum exhibits, and, to an increasing extent, by means of inaugurating intangible expressions of cultural heritage, such as fairs and festivals.[14] Heritage seems to be everywhere, present in everything—and it has almost become a privileged means of identity building.

There has been a growing interest in heritage because it responds to a social need for roots and continuity in a world increasingly characterized by the transitory, fleeting and ever-changing nature of contemporary life. Furthermore, exposure to heritage fosters feelings of authenticity and permanence in a vibrant and dynamic way.

As opposed to history, which favors written records and books, heritage is based on sites, material objects and performances to communicate the past. Thus, heritage offers a physical expression for memory and conveys it directly to the five senses, whether sight, touch or hearing, or even sometimes the senses of smell and taste by means of the re- enactment of certain culinary practices. Often appealing to the senses and emotions more than to just reason, heritage concretely re-creates the past, showcasing or exhibiting it, as well as bringing it into the present and, as a result, turning the past into something alive and of interest to the general public. As Dominique Poulot points out, “it is in this way that history seems ‘dead,’ as common sense would have it, and heritage, in contrast, comes ‘alive,’ because of the beliefs and commemorative practices that are normally associated with it[15].” In addition, heritage also has the ability to galvanize individuals to social action. Instead of confining social actors to read in a private place, as the book so often does, it brings them together around a performance or a place rich with significance; it awakens a desire to live together, thereby reviving the group as a whole. At the same time, as it gives life to the past, heritage provides new life to the people who experience it.[16]

Heritagization (the Heritage Building Process)

This is why the Encyclopedia presents heritage in terms of construction, as a work in progress, built and rebuilt by social actors. The goal is to understand how a building, a place or a practice becomes heritage. This is a formidable challenge because heritage construction is a complex and ever-changing process varying both over time and in accordance with the social groups involved. A site or practice recognized in one era may lose its heritage value in another. For example, intangible heritage (rites, fairs, festivals, traditional knowledge, stories, popular arts and crafts, etc.), though hardly thought worthy of consideration a mere 20 years ago, is perceived to have ever-greater value today. Likewise, what one group defines as heritage may not necessarily be so for another. Heritage can also be a contested space, asset or practice, giving rise to tensions and conflicts which must be better understood and managed.[17]

The very notion that heritage is a construct that flies in the face of conventional wisdom. As a concept, heritage is founded on the idea of origins, authenticity, continuity, timelessness and even more importantly, that it is a means of transmitting and preserving these selfsame origins. Indeed, heritage practices and discourse are devised in order to create a belief in identities rooted in immutable times and places. In fact, heritage is often presented as self-determined, essential and irreversible—and it can be considered as eternal. However, the study of the various ways in which heritage is created and constructed demonstrates that it often consists of recent elements that are presented as being old, having been incorporated by the process of heritagization. Even the most time-honored elements are integrated into the present by the very process of heritage construction, as they are reinterpreted and their significance brought in to a contemporary context. For example, simply restoring a building or an object often transforms its appearance in accordance with the aesthetic norms of the times, thereby giving as much importance to the present as to the past. Therefore, heritage consists of a re-appropriation and thus a contemporizing of past experiences[18].

Although built over time, heritage is also a social and cultural construct. The Encyclopedia explores this socio-cultural dynamic of heritage by focusing on how the various elements and entities of which it is composed evolve, intermingle and must be negotiated in order to find common ground. When the history of heritage sites or objects is reconstructed, it becomes clear that such cultural proprieties are transformed over the course of their extensive social existence, sometimes as a result of borrowing from other groups or cultures. The transmission of sites, objects and practices from one generation to another by way of inheritance—or from one culture to another by way of an intercultural exchange— often gives rise to appropriations, transfers or transformations, not only of the objects and practices, but also of the groups involved. The objects or practices exchanged are integrated into the culture that acquires them and then they eventually become heritage through the process of “cultural re-contextualization”. That is to say that their appearance is altered, they are given new significance and purpose, and then they are assimilated into the borrower’s cultural fabric. In the end, the re-contextualized objects or practices also transform those people who appropriate them[19]. Far from being a pure and authentic reflection of a specific culture, these objects exchanged over time bear the marks of a number of cultures and periods, thereby forming a “hybridized heritage”[20]. Heritage construction is also the product of “negotiation.” Jean Davallon points out that a heritage object’s identity is constructed via not only the relationship between the object’s creator and its user, but also through the relation between the one who interprets and the one who receives the interpretation[21].

More than a simple inert object or location, heritage items and sites express a relation based, interactive dynamism between various individuals and groups who make use of them in order to forge social relationships and affirm cultural identity.

The cultural context of Europe is a field of research that is abundant in opportunities to study the interactive relational dynamics of heritage. This is largely due to the fact that European countries share a common past and that they have borrowed extensively from one another. Although the Encyclopedia seeks to avoid compartmentalizing heritage into strict categories and classes, it has however taken into consideration, the three main ways in which humans encounter heritage: natural (environmental) heritage, tangible (architectural and archaeological) heritage, and intangible (ethnological) heritage, which are the three broad heritage categories as they are defined by UNESCO. The Encyclopedia deals with all three forms of heritage, while paying particular attention to intangible heritage that, although quite prolific, has been very little studied. This type of heritage includes the performative aspects of a given culture, such as rites, celebrations, festivals, traditional knowledge, popular arts and crafts, stories, oral traditions, songs, music and dance.[22]

A Living Encyclopedia

As a living reflection of the phenomenon that it strives to describe, the Encyclopedia is intended to be a vitally dynamic endeavor, in that it involves participation, interaction and ongoing construction.

It involves participation to the extent that society’s perception as to the value of a heritage asset’s role or use is an essential criterion for its selection and inclusion. Rather than only keeping to the formal criteria of ancientness and authenticity, the creators of the Encyclopedia seek to select and present heritage assets that are the most cherished possession and legacy of the communities from which they originated. Another way in which the Encyclopedia comes alive is by presenting its articles online and illustrating them with a rich and varied selection of images and audio-visual media. In so doing, the reader is not only able to read about heritage, but also see and hear about it live.

It is the desire of the architects and creators of this encyclopedia that open access to the site’s articles and multimedia will facilitate the dissemination of European cultural heritage and encourage its re-appropriation. In this way, it is hoped that fresh knowledge will shared and enriched, all the while creating a dynamic community involved in researching, learning about and transmitting European cultural heritage in Europe and in the rest of the world.

Laurier Turgeon

Canada Research Chair in Cultural Heritage

Laval University, Quebec City, Canada

Member of the ProPeace Team

[1] Christina Cameron et Mechtild Rössler, Many Voices, One Vision: The Early Years of the World Heritage Convention, Farmham, Ashgate, 2013; et Cécile Duvelle, « A Decade of Implementation of the Convention for the Safeguarding of Intangible Cultural Heritage : Challenges and Perspectives », Ethnologies, vol. 36, nos. 1-2, 2014, p. 27-46.

[2] Claudie Voisenat « Le tournant patrimonial », dans Claudie Voisenat et Christian Hottin (dirs.), Le Tournant patrimonial : Mutations contemporaines des métiers du patrimoine, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016, p. 17-42.

[3] Regina Bendix, Aditya Eggert et Arnika Peselmann (dirs.), Heritage Regimes and the State, Göttingen, Göttingen University Press, 2012.

[4] Dominique Poulot, Une histoire du patrimoine en Occident, Paris, La Découverte, 2006, p. 3.

[5] Laurier Turgeon, « Les politiques et les pratiques du patrimoine culturel immatériel », Ethnologies, vol. 36, nos 1-2, 2014, p. 5-26.

[6] Robert Belot, « Maltraitance patrimoniale et désordre géopolitique au début du troisième millénaire », Ethnologies, vol. 39, no. 1, p. 3-49.

[7] Jean-Louis Tornatore, « Expériencer le patrimoine », dans Jean-Louis Tornatore (dir.), Le patrimoine comme expérience : implications anthropologiques, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2019, p. 9-65.

[8] Nicholas Thomas, Entangled Objects : Exchange, Material Culture and Colonialism in the Pacific, Cambridge, Mass., Harvard University Press, 1991, p. 2-3.

[9] Laurier Turgeon, Patrimoines métissés. Contextes coloniaux et postcoloniaux, Paris et Québec, Maison des sciences de l’homme et Presses de l’Université Laval, 2003.

[10] Jean Davallon, Le don du patrimoine : une approche communicationnelle de la patrimonialisation, Paris, Lavoisier, 2006, p. 16.

[11] Chiara Bortolotto, « Le trouble du patrimoine culturel immatériel », dans Chiara Bortolotto (dir.), Le patrimoine culturel immatériel : Enjeux d’une nouvelle catégorie, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2011, p. 21-43.

[12] Christina Cameron et Mechtild Rössler, Many Voices, One Vision: The Early Years of the World Heritage Convention, Farmham, Ashgate, 2013; et Cécile Duvelle, « A Decade of Implementation of the Convention for the Safeguarding of Intangible Cultural Heritage : Challenges and Perspectives », Ethnologies, vol. 36, nos. 1-2, 2014, p. 27-46.

[13] Claudie Voisenat « Le tournant patrimonial », dans Claudie Voisenat et Christian Hottin (dirs.), Le Tournant patrimonial : Mutations contemporaines des métiers du patrimoine, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016, p. 17-42.

[14] Regina Bendix, Aditya Eggert and Arnika Peselmann (dirs.), Heritage Regimes and the State, Göttingen, Göttingen University Press, 2012.

[15] Dominique Poulot, Une Histoire du Patrimoine en Occident , Paris: La Découverte, 2006, p. 3.

[16] Laurier Turgeon, « Les politiques et les pratiques du patrimoine culturel immatériel », Ethnologies, vol. 36, nos 1-2, 2014, p. 5-26.

[17] Robert Belot, « Maltraitance patrimoniale et désordre géopolitique au début du troisième millénaire », Ethnologies, vol. 39, no. 1, p. 3-49.

[18] Jean-Louis Tornatore, « Expériencer le patrimoine », dans Jean-Louis Tornatore (dir.), Le patrimoine comme expérience : implications anthropologiques, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2019, p. 9-65.

[19] Nicholas Thomas, Entangled Objects: Exchange, Material Culture and Colonialism in the Pacific, Cambridge, Mass., Harvard University Press, 1991, p. 2-3.

[20] Laurier Turgeon, Patrimoines métissés : Contextes coloniaux et postcoloniaux, Paris and Québec, Maison des Sciences de l’Homme and Presses de l’Université Laval, 2003.

[21] Jean Davallon, Le don du patrimoine : Une approche communicationnelle de la patrimonialisation, Paris, Lavoisier, 2006, p.16.

[22] Chiara Bortolotto, « Le trouble du patrimoine culturel immatériel », dans Chiara Bortolotto (dir.), Le patrimoine culturel immatériel : Enjeux d’une nouvelle catégorie, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2011, p. 21-43.