Le premier manifeste européen de la guerre

La Résistance contre l’occupant allemand en France a été un sursaut de la conscience. Elle a été aussi une action de propagande et un engagement para militaire. Peu à peu, elle s’est transformée en projet politique. Pour la France, pour l’Europe et pour le monde.  Cette idée est née difficilement et elle n’a été portée […]

La Résistance contre l’occupant allemand en France a été un sursaut de la conscience. Elle a été aussi une action de propagande et un engagement para militaire. Peu à peu, elle s’est transformée en projet politique. Pour la France, pour l’Europe et pour le monde.  Cette idée est née difficilement et elle n’a été portée que par une élite. Mais c’est cette élite, d’obédience démocrate-chrétienne, qui a pris le pouvoir en France et qui a su constituer un réseau européen et engager les pays européens sur la voie de l’européanisation.

Une idée née à Lyon dans les milieux démocrates-chrétiens

La Résistance est un phénomène complexe. En France, elle s’est développée majoritairement entre trois pôles : la France Libre à Londres, la Résistance intérieure et, à partir de 1941, la Résistance communiste. Outre des conditions de développement et d’organisation très différentes, ces Résistances renvoient à des cultures et à des projets politiques spécifiques. La prise de conscience de la nécessité de faire l’Europe après-guerre a surtout pris corps dans la Résistance du milieu, entre le pôle gaulliste et le pôle communiste.

André Philippe en 1943-44

Un des mouvements qui a structuré la Résistance intérieure, à travers sa gouvernance comme son discours politique, est le Mouvement de Libération Nationale (MLN), devenu Combat par adjonctions d’autres mouvements. Henri Frenay en a été l’âme et la cheville ouvrière. Or Frenay évolue dans le milieu démocrate-chrétien et « personnaliste » ; il porte ses valeurs. Cela se passe à Lyon, « capitale de la Résistance », dans le cercle lyonnais des jésuites de la colline de Fourvière. Au printemps ou à l’été 1941, Frenay rencontre Stanislas Fumet, le directeur de Temps nouveau, hebdomadaire qui succède au Temps Présent d’avant-guerre. Temps nouveau est vite interdit par Vichy pour « tendances » non conformes en août 1941, interdiction qui frappe au même moment la revue Esprit. Les catholiques critiques sont désormais privés de tribunes publiques. Fumet décide de mettre à la disposition de Frenay ses relations et ses fichiers. C’est lui aussi qui le met en contact avec le Père Pierre Chaillet, lequel intègre ainsi la rédaction des Petites Ailes avant de devenir titulaire de la chronique religieuse de Vérités, deux journaux clandestins créés par Frenay.

Pierre Chaillet est un des premiers, en France, à dénoncer la perversité idéologique du nazisme après avoir enquêté sur place et sur pièces. C’est ainsi qu’il publie dès juin 1939 un livre très bien informé sur l’Autriche annexée : L’Autriche souffrante. Parallèlement à ses activités éditoriales clandestines, le Père Chaillet participe activement à une organisation humanitaire de sauvetage des juifs, initié par l’abbé Alexandre Glasberg et patronnée par le cardinal Gerlier : « Amitié Chrétienne ». Au sein de ce comité œuvre Jean-Marie Soutou, futur membre de Combat comme attaché de presse à la Délégation suisse de la Résistance française. C’est Chaillet, secondé par Alexandre Marc (futur compagnon en fédéralisme de Frenay) et Louis Cruvillier (ancien militant de Temps présent), qui créent Les Cahiers du Témoignage Chrétien en novembre 1941, imprimés sur les presses du journal Combat et financés en partie par le mouvement Combat. L’idée était de dissocier « les domaines politique et spirituel ».

François de Menthon en 1943-44

Cette rencontre avec le Père Chaillet permet également de révéler un élément profondément démocrate-chrétien de la vision du monde de Frenay qui ne sera pas sans influence sur son engagement ultérieur au service de l’Europe. Il faut noter que le co-fondateur de Combat, avec Frenay, est le juriste et universitaire François de Menthon, qui oriente ce mouvement vers la culture démocrate-chrétienne et son tropisme européen. De Menthon, futur Commissaire à la Justice du Comité français de la Libération nationale, sera membre dirigeant du Mouvement républicain populaire (MRP), l’un des partis politiques clés de la IVe République après-guerre ; à ce titre, il fera partie du comité qui donne naissance au Conseil de l’Europe. Professeur de droit à l’université de Nancy où il dirigera le Centre européen universitaire.

Se battre pour la nation ou pour l’Europe démocratique ?

Henri Frenay en 1943-44

Une figure importante de la nébuleuse intellectuelle qui gravite autour de Combat est Emmanuel Mounier, fondateur du « personnalisme » et de la revue Esprit que Frenay rencontre à Lyon. Cette revue, créée en 1934, se veut d’emblée paneuropéenne ; après la Libération, elle prônera l’avènement d’une Europe pacifiste et humaniste. En 1941, Frenay compte sur Mounier pour doubler la « résistance par le sabotage », d’une « résistance idéologique ». Frenay charge Mounier d’organiser des groupes d’études destinés à doter le MLN d’une doctrine. Pour Mounier, Frenay, Chaillet ou de Menthon, l’Europe est le lieu idéal où doit renaître un humanisme de responsabilité, dépassant l’individualisme capitaliste et le socialisme totalitaire.

Ils souhaitent dépasser la dimension anti-germanique du combat résistant pour développer la thèse de la nature intrinsèquement perverse du nazisme. La dimension « spirituelle » de cet anti-nazisme est d’inspiration chrétienne et œcuménique. C’est pourquoi ils assistent à Lyon aux prêches du pasteur suisse Roland de Pury, qui participera aux Cahiers du Témoignage Chrétien. Le résistant André Philip, et futur compagnon fédéraliste de Frenay, assiste également à ses sermons qui agissent sur l’auditoire comme un révélateur et un stimulant. Sur ce positionnement pro-européen et ce refus de réduire l’Allemagne au nazisme, Philip a fait l’expérience du non-consensus qui règne entre la Résistance gaulliste et la Résistance intérieure. Ayant reçu le manuscrit du Silence de la mer de Vercors, il s’oppose à Jacques Soustelle, devant de Gaulle, parce que Soustelle estime qu’il n’est pas convenable de présenter un Allemand de manière aussi sympathique. Philip réplique qu’il se bat « pour une Europe démocratique » et que, s’il accepte l’usage momentané de la violence, il refuse « l’esprit de haine ». Cette réaction exprime bien l’état d’esprit qui règne autour de Combat.

Vercors, Le silence de la mer

André Philip, professeur de sciences politiques, a été député socialiste en 1936. Après avoir rejoint le général de Gaulle à Londres, il devient Commissaire à l’Intérieur du CNF, puis du CFLN (juin 1943) avant d’être chargé des rapports avec l’Assemblée consultative. Il partage avec Frenay le fait de n’être pas un inconditionnel de De Gaulle. Il aurait dit un jour à celui-ci : « Vous vous battez pour restaurer la grandeur de la Nation. Je me bats pour construire une Europe socialiste et démocratique. » Frenay fait sa connaissance à Londres, lors de son séjour en 1942. Ils se retrouvent au sein du Mouvement de Libération Nationale (version 1944), d’accord pour rejeter les tentatives de mainmise du Front national d’obédience communiste.

Les peuples européens « imposeront les unions nécessaires »

Combat, qui sera le plus important mouvement de Résistance, autour duquel va se fédérer la Résistance intérieure, est le fer de lancer de ce positionnement pro-européen. Frenay n’a pas seulement confié à son mouvement la mission de libérer la France et d’être la composante cardinale de l’armée des ombres : dès l’année 1941, la libération à venir est considérée moins comme un but que comme un moyen, un moyen de reformuler la donne politique de la France et d’imaginer un monde nouveau qui aurait tiré des leçons de la guerre européenne de trente ans. Il faut libérer la France, penser et dépasser la guerre, imaginer l’Europe de demain.

L’Europe fait l’objet d’un article célèbre dans Combat (Alger), le 12 décembre 1943 : « Résistance… Espoir de l’Europe ». Frenay veut donner une « espérance » aux millions d’hommes qui « mènent un même combat contre un même ennemi ». Farouchement optimiste, il croit que « le miracle de la Résistance » va advenir. Ce miracle, c’est l’union des peuples, dans chaque pays, autour des « patriotes » et des « braves », mais c’est aussi, au sein même de l’Europe, le surgissement d’un « même courant de pensée, un même idéal » qui vont faire « tressaillir tous les peuples », les rapprocher, et les emplir « d’une commune et grandiose espérance ». Il est persuadé que les peuples, après avoir subi dans leur corps et dans leur âme les effets la catastrophe produite par les nationalismes, ressentent une commune volonté d’union à l’échelle de l’Europe. Les peuples, croit-il, parce qu’ils ont montré qu’ils ont su résister au pire et s’affranchir des autorités légales, seront une force politique que les gouvernements ne pourront pas ne pas prendre en compte.

« Il faut que les gouvernements le sachent bien : ce sont leurs peuples qui imposeront les unions nécessaires et, à leur tête, on rencontrera, en chaque pays, les hommes de la Résistance des hommes purs et durs, qui mettront au service de l’unité leur foi, leur courage et leur ténacité, les mêmes vertus dont ils auront fait preuve dans la guerre clandestine. Les peuples, dans leur misère et par elle, ont plus évolué en trois ans qu’ils ne le firent en cinquante ans. »

Les amis d’Henri Frenay ont la conviction que la guerre a transformé profondément les esprits, qu’elle a éduqué les peuples et développé leur conscience européenne. Ils sont convaincus que les Résistances européennes auront un rôle politique majeur à jouer dans l’immédiat après-guerre : « Les hommes de la Résistance européenne seront demain les bâtisseurs de l’Europe nouvelle ». Le principe d’union européenne doit permettre de dépasser les haines de la guerre mais aussi d’associer autant l’Allemagne que la Russie. « Nous ne concevons pas l’Europe sans l’Allemagne et la Russie. »

Les hommes de la famille personnaliste et démocrate-chrétienne ont réussi assez tôt à dissocier l’Allemagne du nazisme, à ne pas confondre anti-nazisme et anti-germanisme. A Combat, on croit que l’Allemagne pourra renaître différente grâce aux douleurs rédemptrices qu’elle traverse : « Aujourd’hui [mars 1944], les souffrances cruelles du peuple allemand nous paraissent être la seule chance d’imprimer dans la chair de cette Nation tragique l’horreur de la guerre ; mais demain, nous ne désirons pas que l’on fasse de la vie de chaque Allemand un calvaire. »

Cette position semble très peu partagée dans les milieux gaullistes. Devant l’Assemblée consultative d’Alger, le 18 mars 1944, de Gaulle explique que les maux de l’Europe ont pour seule origine « la puissance frénétique du germanisme prussianisé ». Le 21 avril 1944, il ne mentionne pas le nazisme dans le discours qu’il prononce à Alger le 21 décembre 1944 pour justifier le pacte franco-soviétique. Pour lui, l’Allemagne est l’Allemagne « éternelle » : « Un grand peuple, mais qui perpétuellement tend à la guerre, parce qu’il ne cesse de rêver à la domination, capable, pour écraser les autres, de fournir d’extraordinaires efforts et d’endurer d’extrêmes sacrifices, toujours prêt à acclamer et à suivre jusque dans le crime ceux qui promettent la conquête, tel est le peuple allemand. » On verra resurgir ce clivage après la guerre, lors du début sur la Communauté européenne de Défense ou lorsque que le général Hans Speidel est nommé commandant des forces terrestres « Centre Europe » de l’OTAN en février 1957.

La « Déclaration des Résistances européennes » proclamée en Suisse en 1944

Au début de 1943, la Résistance intérieure décide de créer une « ambassade » clandestine en Suisse. L’idée vient de Frenay. Cette structure d’un genre nouveau est principalement chargée d’établir une communication entre la France captive et la Suisse (neutre), mais aussi, à l’intérieur de la Suisse, avec les Alliés, principalement les Américains, pour accéder au monde. L’homme-clé de la structure est Jean-Marie Soutou, futur diplomate, membre de la revue Esprit évoluant dans le milieu démocrate-chrétien lyonnais. Cette délégation publie un Bulletin qui a à la prétention de créer des liens avec les autres représentants des résistances européennes en Suisse. Elle va devenir un laboratoire de l’idée européenne. Les antifascistes italiens Ernesto Rossi et Altiero Spinelli (fondateur du Movimento Federalista Europeo) y jouent un rôle important. Avec Soutou, ils provoquent des rencontres de résistants européens (Danois, Allemands, Hollandais, Polonais, Tchécoslovaques, Norvégiens, Yougoslaves…) autour de l’idée fédéraliste.

Ces rencontres aboutissent à la publication à Genève, le 7 juillet 1944, de la « Déclaration des Résistances européennes », premier manifeste européen de la guerre où est imaginée une « Union Fédérale », dotée d’un gouvernement (responsable envers les peuples qui l’auront élu) et d’une armée commune (seule manière de faire participer le peuple allemand à la vie européenne sans qu’il soit un danger). Mais dans la France de la Libération, le puissant front « souverainiste » des communistes et des gaullistes ne permettra pas à ce rêve de s’exprimer. La délégation provoque une crise grave avec Jean Moulin et le général de Gaulle.

Ce Manifeste appelle au dépassement du « dogme de la souveraineté absolue des Etats » afin de réaliser l’union de l’Europe qui seule permettra d’échapper au cycle infernal des conflits. Cette Union fédérale européenne permettra la réintégration de l’Allemagne, la résolution des « problèmes des tracés de frontières dans les zones de population mixte », la consolidation de la démocratie et enfin la reconstruction économique et la suppression des monopoles et autarcies nationales.

Affiche du Mouvement de Libération nationale collée à Paris durant la Libération.

Il devient un des objectifs politiques du Mouvement de Libération Nationale, qui regroupe en janvier 1944 les mouvements issus des MUR, c’est-à-dire la Résistance intérieure non-communiste. Le MLN est porteur d’une ambition politique et il entend imposer sa marque dans l’émergence de la nouvelle France. Le MLN a un vrai programme international. On pourrait dire que le rapport à l’Europe est un marqueur des divisions idéologiques à l’œuvre dans la Résistance et des projets qui visent sa transformation politique. Lors de son congrès de janvier 1945, le MLN refuse la fusion avec le Front National.

Le MLN se reconnaît dans les valeurs de la Charte de l’Atlantique, mais il entend « lutter pour la création d’une fédération européenne, démocratique, ouverte à tous les peuples européens, y compris l’Angleterre et l’URSS ». Sa ligne est clairement fédéraliste et non pas seulement unioniste. Pour le MLN, les Etats nationaux doivent « remettre à l’Etat fédéral commun : le droit d’organiser la vie économique et commerciale de l’Europe ; le droit d’avoir seul une armée […] ; le droit de régler les relations extérieures ; le droit d’administrer ceux des territoires coloniaux qui ne sont pas encore mûrs pour l’indépendance ». Il souhaite la création de la « citoyenneté européenne en plus de la nationalité nationale » car ce sont les peuples, « démocratiquement et directement », qui éliront le le gouvernement de l’Etat fédéral.

La mystique soluble dans la politique

Le MLN ne tient pas longtemps en tant que force politique cohésive. Un nouveau paysage politique se structure autour du MRP (Mouvement Républicain populaire) qui devient le pôle central de la IVe République et qui représente désormais la mouvance démocrate-chrétienne. Néanmoins, Frenay et ses mais vont continuer à combattre pour ses idées européennes et à exister sur l’échiquier politique en créant l’UDSR (Union démocratique et socialiste de la Résistance).

Affiche de l’UDSR

Son « manifeste » (7 juillet 1945), qu’il a fortement inspiré, est cosigné par des représentants d’autres mouvements de Résistance : Léo Hamon (CDLR), Georges Izard (OCM), Jean Texcier (Libération-Nord). L’orientation est à gauche (« c’est l’heure du socialisme ») et nettement européaniste. Les fondateurs postulent l’existence d’un lien puissant entre « la Résistance des nations opprimées » et le désir de « solidarité internationale » des peuples « épris de liberté », désir qui serait la conséquence naturelle de la lutte commune contre le nazisme. Et ce manifeste de poser la pierre d’angle de la doctrine fédéraliste :

« Seule la restriction généralisée des souverainetés nationales, pour éloignée que puisse en paraître la réalisation, est de nature à assurer efficacement la sécurité des peuples. »

L’ambition était pure et démesurée, mais les résultats aux élections très faibles. L’échec de l’UDSR, c’est l’échec d’une tentative de renouveau politique en France. Tirant la leçon, Henri Frenay tentera de contourner cette impuissance par le haut, par l’Europe, et hors du champ politique traditionnel. Les diplomates professionnels sourient devant les prétentions idéalistes des hommes de la Résistance. Pour un René Massigli, François de Menthon ou Henri Frenay témoignaient d’un « l’idéalisme » qui « atteignait au manque de réalisme » : ils abordaient la vie internationale à travers « une sorte d’humanisme socialisant plutôt qu’en termes de réalité de puissance ». L’opinion française n’était pas prête à cautionner cette révolution. On ne change pas en quelques années la culture nationale des peuples. L’Europe se fera, mais pas à pas, par « petit bout ». Le grand soir fédéraliste n’aura pas lieu. Les rapports de force politiques auront raison de la mystique.

Robert Belot

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